Pour une poignée de Dollars : retour sur le western spaghetti

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Si vous n’aimez pas forcement les films sur l’histoire de Chine, ce film vous ravira. Pour une poignée de Dollars est un vieux film western réalisé en 1964 par Sergio Leone. Il est classé western spaghetti, un sous-genre dans cette catégorie. Le fameux Clint Eastwood se met en tête d’affiche. Les critiques de l’époque l’ont plutôt mal pris. C’est pour cela même qu’il est traité de western spaghetti, premier dans son genre. Pourtant dès le succès du film Le Bon, la Brute et Truand, les critiques ont révisé leur propos.

L’intrigue

L’histoire tourne autour de la rivalité entre deux familles, les Baxters trafiquants d’armes et les Rojo contrebandiers d’alcool. Riches et puissants, ils se disputent la suprématie et la mainmise sur la ville. C’est une petite ville mexicaine isolée proche de la frontière des Etats-Unis. Un homme sans nom surnommé « l’étranger » entre en scène. Il se sert de cette guerre pour remplir ses poches. Pour se faire, le sans nom sert d’informateur tour à tour aux deux clans. Son projet attise la guerre et provoque plus de discorde entre les Baxters et les Rojo.

Mais derrière cette quête de gain, l’étranger est un défenseur du faible et de l’opprimé. Il permet par exemple à une mère de famille de rejoindre son époux et son fils en la délivrant des clans Rojo. Dès le début du film, les habitants de la ville le préviennent du danger à vivre dans cet endroit. Mais l’inconnu, veut devenir le sauveur pour que la ville retrouve la paix, l’harmonie et l’amour. Sa stratégie se base sur la neutralisation des mauvaises âmes. Au-delà de la 80ème minute, l’étranger se révèle sous le nom de Joe.

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Pour une poignée de dollar : le premier western spaghetti

Il y a longtemps, le western fut dominé par les américains. Mais l’arrivée de l’italien Sergio Leone sur le marché a changé la donne. Avec sa trilogie du dollar, il créé son propre sous-genre, le western spaghetti. Cette dénomination était plutôt un sarcasme américain portant sur l’origine du film. Mais l’appellation devenait mondialement connue et le sarcasme n’a plus lieu d’être.

Le succès du film ne peut se séparer de ses suites comprenant Et pour quelques dollar de plus et Le Bon, la Brute et le Truand

Le casting

Le film en coproduction italo-germanique était prévu pour une vedette hollywoodienne telle que Henry Fonda puis James Coburn puis Charles Bronson. Mais ils étaient trop chers pour le budget du film. A la fin, Leone attribue le rôle principal à Clint Eastwood notamment celui de l’étranger. Il joue au côté de Marianne Koch et Gian Maria Volontè.

En hommage à son père Vincenzo Leone, Sergio Leone signe le film sous le pseudo Bob Roberston.

Un film de succès international

Malgré les avis mitigé sur le film, Pour une poignée de Dollars réussit à séduire les téléspectateurs à l’échelle internationale. Le film a su prendre une place irremplaçable dans l’histoire du cinéma avec l’invention du sous-genre western spaghetti. Il reste un excellent film à voir.