Le scandale Hilary Clinton

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Quelques jours avant l’élection présidentielle américaine, Hillary Clinton est le centre de discussion des médias grâce au scandale des e-mails. Un problème qui semble classique à première vue mais qui a coûté cher à la candidature démocrate durant la dernière présidentielle.

La source du scandale

Le scandale a commencé par une histoire de conservation de messagerie privée par l’ex-première dame des Etats-Unis, Hillary Clinton durant les quatre années où elle était à la tête de direction de la diplomatie américaine. En janvier 2009, quand elle est arrivée au département d’Etat américain en tant que secrétaire d’Etat de Barack Obama, Hillary Clinton a voulu conserver son Blackberry et elle a toujours continué d’utiliser son compte de courrier électronique. Son téléphone est connecté directement au serveur de la fondation Bill Clinton se trouvant à sa demeure. En fait, la loi fédérale, qui exige la conservation des communications officielles dans le serveur du département d’État, interdit formellement cette manœuvre. Elle a dû utiliser son compte de messagerie officielle de l’administration mis à sa disposition.

Ce n’est qu’en 2012 que l’affaire a vu le jour lorsque le consulat américain de Benghazi (Libye) l’a attaqué. En étudiant les courriers électroniques échangés entre Hillary Clinton et ses conseillers durant tous ces temps, la commission du Congrès a découvert ce compte personnel.hillary-clinton

Les armes de défenses d’Hillary Clinton

Face à cette inculpation, Hillary Clinton a quand même décidé de prendre sa défense. La candidate démocrate de la dernière élection présidentielle a affirmé que la raison pour laquelle elle a choisi de continuer à utiliser son adresse e-mail personnelle, c’est une question de commodité. Durant une conférence de presse, elle a dit que ce sera plus facile pour elle de n’utiliser qu’une seule adresse pour ses courriers professionnels et personnels. Sa réponse semble un peu maladroite, mais elle a insisté que la plupart des messages qui se trouvent dans sa boîte mail concernent plutôt sa vie personnelle. Tel est le cas des courriers qui concernent le mariage de sa fille, de ses vacances, etc. Cependant, l’analyse de ces mails a pu révéler que certains messages rappellent particulièrement l’attaque de Benghazi.

Mais elle a commis une grave erreur en disant que l’utilisation d’une adresse privée est « autorisée », car ce n’est pas du tout le cas.

Malgré tout, au début, le FBI n’a pas voulu s’engager dans la poursuite de cette ancienne candidate démocrate, même si elle a commis une erreur fatale. Mais faisant suite à la décision du ministère de la Justice américain, il a décidé de rouvrir une enquête sur l’affaire.

La remise en cause de cette affaire a influencé la présumée victoire durant le sondage d’Hillary Clinton. Il se peut qu’il n’y ait pas de conséquence directe au niveau judiciaire, ce n’est pas le cas sur le plan politique. La situation a permis à son rival républicain de la devancer tout en incitant les électeurs durant la campagne d’empêcher un comportement malhonnête comme cela de s’introduire dans le bureau ovale. Il a même dit qu’Hillary Clinton n’aurait même pas dû avoir le droit de se porter candidate.

Pour Hilary Clinton, l’utilisation de son adresse personnelle était « autorisée ». Acte délibéré ou simple méconnaissance des règles et des lois, il n’en reste que des informations gouvernementales ont été soumises à un risque de piratage et de violations de données. La frontière entre ce qui est légale ou non est parfois mince. Posséder une adresse personnelle avec son statut c’est légal, mais c’est l’utilisation qu’elle en a faite ne l’était pas. C’est comme posséder un logiciel espion. En soit c’est autorisé, mais si vous l’utilisez pour espionner quelqu’un à son insu, alors vous serez en dehors des lois.